Principales causes d’origine océanique du KERE dans le sud de Madagascar : quelles solutions pour renforcer la résilience des communautés ?
MAHATANTE Tsimanaoraty Paubert,MARA Edouard Remanevy
Les « kere » ou famines dans le sud de Madagascar ont attiré plus l’attention des humanitaires que des scientifiques naturellement afin
de sauver des vies malgré le fait que c’est un phénomène répétitif. A l’avènement du Tiomena (littéralement : vent rouge) ou le phénomène
de chasse-sable en octobre 2020 et faisant suite aux recommandations issues des études antérieures dans le domaine concerné, une équipe
a conduit des travaux approfondis avec une approche océanographique et pragmatique. Cette étude vise de confirmer le lien entre les occurrences
répétitives des kere et les phénomènes océanographiques dans le sud de Madagascar dont principalement l’upwelling (remontée d’eau profonde
et froide), le dipôle subtropical de l’Océan Indien, l’El Nino, la Nina, l’alizé du sud-est afin de mieux éclairer le public et les décideurs
politiques. Les travaux ont corroboré encore une fois de plus le lien entre les kere et ces phénomènes océanographiques. Les 16 épisodes
répertoriés depuis 1896 seraient fortement causés par l’upwelling mais exacerbés par les autres phénomènes supra cités ainsi que certaines
pratiques ancestrales. Des recommandations visant le renforcement de la résilience des communautés ont été avancées entre autres le développement
de l’économie bleue, l’amélioration de l’accès à l’eau et les infrastructures routières ainsi que la mise en place de la grande muraille verte.
Mots-clés:
Kere, océan, upwelling, dipole de l’océan indien, résilience, communauté, économie bleue
27/10/2025
Ny anjara toeran’ny tantara eo amin’ny fanorenana fiarahamonina manandratra ny fahasamihafana.
RATONGAVAO Charles Raymond
Devant le danger qui peut survenir de la perception de l’altérité comme source de conflit, l’histoire a un rôle non négligeable,
à condition de bien respecter ses exigences. L’histoire apporte des biens-faits auprès de la communauté humaine chaque fois qu’elle
met en pratique sa non-partialité. Elle met en relief tous les aspects de la vie sociétale et non seulement ce qui arrange
l’idéologie d’un camp. C’est dans un tel cadre que la société adopte la culture de la diversité, une voie inéluctable à la mise
en place d’un vivre ensemble amélioré. Le fihavanana malagasy en bénéficiera. Les autres ou ceux qui ne partagent pas la même
idée ne sont pas considérés comme des ennemis, mais seront perçus comme des partenaires dont la contribution est utile dans
l’édification de la société. Une telle culture permettra, dans la vie politique, de barrer la voie à toute tentative d’instauration
de pensée unique.
Mots-clés:
03/07/2025



